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La confiance en soi de l'enfant

April 19, 2018

 

 

 

Tout le monde est un génie, mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper dans un arbre, alors il passera sa vie entière à croire qu’il est stupide » disait Albert Einstein. 


Votre enfant est intelligent, il a ses talents, ses dons, pas forcément perceptibles par lui-même, ni par ses parents, ses proches, la société. Pourquoi ? Parce que le système scolaire français, et au-delà notre société, valorise majoritairement les mathématiques et le français. Par conséquent, les autres formes d’intelligences dont parle Howard Gardner dans sa théorie des intelligences multiples, ne sont pas reconnues, voire même, peuvent être vues comme des freins à la réussite scolaire. Prenons l’exemple d’un enfant qui a beaucoup besoin de bouger, ou encore un autre qui parle beaucoup. Ils seront vite étiquetés comme étant trop turbulents… L’enfant se mettra alors à développer des croyances souvent inconscientes, mais surtout limitantes sur lui-même.  Et pourtant, l’un aura peut-être des capacités indéniables dans les activités physiques, l’autre aura des facultés pour devenir un très bon communiquant. 


De plus en plus d’enseignants sont aujourd’hui conscients qu’il y a à accueillir chaque enfant tel qu’il est, et à le valoriser, et multiplient les initiatives en ce sens… mais ils font aussi du mieux qu’ils peuvent avec les contraintes du système scolaire.
Si on ne peut pas changer l’école du jour au lendemain, nous parents, pouvons faire notre part, et accompagner nos enfants à croire en eux, à se faire confiance !

 

Avant toute chose : être à l’écoute de soi et accueillir ses propres émotions. 

Si je vous dis que l’important c’est de regarder son enfant avec un regard empreint de bienveillance, l’accueillir inconditionnellement tel qu’il est, ne surtout pas chercher à le changer… vous allez me répondre : « plus facile à dire qu’à faire ! » Et je suis assez d’accord avec vous.


Lorsque notre enfant revient de l’école avec des résultats plus que moyens, ou encore quand chaque soir son enseignant nous signale qu’il s’est « mal » comporté en classe, il n’est alors pas facile de garder cette posture accueillante et bienveillante. J’écris « mal » entre guillemets car chaque comportement traduit d’un besoin qui, lui, est bien légitime. Notre enfant n’a pour l’instant pas trouvé d’autres stratégies pour répondre à son besoin que ce comportement. 


Dans ces cas-là, la première chose à faire n’est pas d’entamer une discussion avec votre enfant, mais d’accueillir ce que cela réveille en vous en termes de peurs, de colère, de tristesse ou parfois même de culpabilité… Faire le point, et différencier ce qui nous appartient à nous parents, de ce qui lui appartient à lui, me semble essentiel pour la relation : votre enfant pourra entendre que la situation réveille en vous certains sentiments, beaucoup plus que des jugements négatifs à son égard. 


Ensuite, il y a à garder en tête, que cette situation est la sienne, pas la vôtre, et que c’est donc à lui d’avancer sur son chemin. La meilleure aide que l’on puisse apporter à son enfant, en tant que parent, de mon point de vue, c’est de croire en ses capacités. Un peu comme un jardinier qui prendrait soin de son arbuste, en se montrant patient, et en lui apportant juste l’eau dont il a besoin. Une posture parentale aidante serait celle qui veillerait à ce que les besoins de son enfant soient satisfaits, et qui reposerait sur la confiance dans le fait que son enfant a en lui tout ce qu’il faut pour grandir. Faire à sa place, ou lui prodiguer des conseils, c’est lui passer comme message qu’il n’est pas capable.


Changer de regard sur l’enfant… Et au-delà sur tout ce qui nous entoure :

C’est un peu l’histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide ! Nous vivons dans une société qui de manière générale pointe du doigt les manques au lieu de voir et de valoriser le positif. 
A l’école par exemple, dans une dictée, dans sa forme traditionnelle, on se focalise sur les erreurs sans jamais regarder tous les autres mots que l’enfant aura écrits sans faute.  
A la maison, de la même manière, nous focalisons sur les chaussures qui trainent dans l’entrée et ne pensons pas forcément à valoriser notre enfant quand il fait preuve d’autonomie lorsqu’il fait ses devoirs seul. 


Et pourtant, le besoin de reconnaissance est important pour l’enfant, comme pour tout être humain. La constitution psychique de l'être humain fait que d'ailleurs il préférera une reconnaissance négative que pas de reconnaissance du tout.


Au travail, quelles conséquences auraient sur vous d’avoir un patron qui serait à l’affût de la moindre de vos erreurs pour vous la reprocher ? Comment vous sentiriez-vous dans cette situation ? 
A l’inverse, que ressentiriez-vous face à un responsable qui valoriserait votre travail ou même qui exprimerait de la gratitude ? Comment vous sentiriez-vous si ce responsable voyait les erreurs comme des occasions nouvelles de progresser ? 
Quelle attitude managériale favoriserait finalement la confiance en vos capacités ?


De la même manière, l’enfant prendra confiance en lui si on reconnaît les qualités dont il a su faire preuve dans telle ou telle situation.
Il me semble important de préciser qu’il ne serait pourtant pas positif de tomber dans l’extrême inverse en enfermant son enfant dans des étiquettes, aussi positives soit elles. L’enfant peut faire preuve de gentillesse dans un contexte précis, à un moment donné et le nommer à ce moment-là l’aidera à prendre conscience qu’il a cette qualité en lui. En revanche, si ses parents, ses proches, ses amis, les enseignants le reconnaisse gentil de manière presque inconditionnelle, quelque soit le contexte, le danger est alors que l’enfant, une fois devenu adulte, ne sache plus se décoller de cette étiquette puisqu’il est reconnu pour cela. Etre gentil tout le temps revient alors à ne pas être en mesure de dire non, et à manquer d’affirmation de soi.

 

Et surtout, favoriser ce qui rend votre enfant heureux !


 Maria Montessori disait « la joie d’apprendre est autant indispensable à l’intelligence que la respiration au coureur ». 
L’enfant a besoin de prendre du plaisir pour apprendre. Réussir ce qu’il entreprend, que ça soit dans sa scolarité ou dans d’autres domaines de sa vie, lui permet de prendre confiance en lui. Cela me ramène à la théorie des intelligences multiples de Howard Gardner :
-     Si votre enfant aime bouger, c’est en bougeant qu’il apprendra mieux.
-    Si votre enfant aime parler, c’est en parlant, en échangeant qu’il comprendra ses leçons. 
-    Si votre enfant aime rêver, c’est par l’imagination, la créativité qu’il réussira. 

Personne mieux que vous, ses parents, ne le connaissez. Vous êtes donc les mieux placés pour l’encourager dans les apprentissages en favorisant ce qui le rend vivant, ce qui le rend heureux.
Sont encore bien présentes de vieilles idées selon lesquelles il faudrait souffrir, ou au moins travailler très durement pour réussir. La Finlande, qui arrive dans les pays en tête du classement PISA de l’OCDE, loin devant la France, nous montre que plus les cours sont ludiques, créatifs, et mieux les apprentissages se font. 
Jouer, courir, bouger, danser, chanter, construire, imaginer, manipuler, explorer… sont autant de choses indispensables à votre enfant pour l’aider à grandir, pour l’aider à se connaître, pour l’aider à croire en lui.

 

 

Enfin, je souhaiterais surtout dire que nos enfants apprennent avant tout par mimétisme. Avoir une posture bienveillante envers son enfant c’est bien, avoir une attitude bienveillante envers soi-même c’est encore mieux ! Nous sommes Humains, avec notre histoire, avec des émotions parfois débordantes, même pour nous adultes. Je ne veux surtout pas induire l’idée qu’il y aurait de bonnes manières de faire, des recettes magiques qui marchent à tous les coups. L’essentiel pour moi, c’est surtout de rester soi-même, avec nos facettes positives et aussi nos parts d’ombres. Notre enfant, s’il nous voit être dans une posture avant tout authentique et sincère, s’il nous voit nous tromper, le reconnaître, et en sortir grandit, aura un bon exemple pour s’autoriser à être lui-même et à croire en lui.

 

Article paru dans le magasine en ligne Maena N° 3 

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